31.10.2005
Feuilles perdues (7)
Hhhhhhhhhhé………Hhhhhhhhhhhhé……..Vous m’entendez ? Je n’entends rien moi, et vous ?…J’ai besoin de vous…Sauvez-moi…Quoi ? Je n’entends rien…Avez-vous un clou et un marteau ?…J’ai besoin d’un trou dans mon cœur…Oui, oui…J’ai besoin de quelqu’un qui ose percer un trou dans mon cœur…Pour y passer une lueur de lumière….
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30.10.2005
Nègre (3)
Black And White
Nègre, c'est quand même plus sympa que cet américanisme de black... qui résonne comme une tête à claquer... Aujourd'hui, on emploie volontiers des termes anglais pour "valoriser" ceux que l'on estime dévalorisés... Comme si l'anglais valorisait, et le français dévalorisait. Un blanc croit-il qu'en appelant un nègre un black, les nègres ne seront plus dénigrés ?
Notons que ce verbe vient du latin denigrare (rendre noir, noircir) puis, au sens figuré on employait l'expression denigrare famam: noircir la réputation (de quelqu'un) (le latin a donné l'ancien français fame et fameux, mots passés en anglais: fame, famous)
Ainsi, pour valoriser les noirs, on parle blanc! Et en Amérique, on dit: speak white! C'est à l'origine une insulte raciste lancée aux nègres qui parlaient entre eux leur langue natale: speak white!... c'est à dire comme les White Anglo-Saxon ...
(www.lexicologos.com/negre.htm)

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Les feuilles perdues (6)
Je suis un fou, idiot, cinglé…Un maboul au temps de ceux qui prétendent être des sages...Personne ne doit me contester…J’en suis conscient…Qui dit le contraire ? Eh, les faux sages ! Ma conscience est en éveil…N’essayez pas de me tromper…Ne profitez jamais d’un moment de ma faiblesse…Je suis le fou, l’idiot, le cinglé… Et le conscient…Dieu est là…N’oubliez pas qu’Il y est toujours…Ne profitez de rien…Eh, les faux sages…Ne se servez pas de mes malheurs, mes détresses, mes désarrois, mes inquiétudes…Eh vous les menteurs, hypocrites, tricheurs, imposteurs...Tenez vous où vous êtes…Ne bougez pas…Ne fuyez pas…Dieu est toujours là…Restez où vous êtes…J’ignore pourquoi je crie, j’ordonne, moi l’idiot….Suis-je jaloux ? Hein !…Non…Mon cœur brûle…Je rêve…Je rêve…Je rêve…Laissez-moi rêver…Moi le fou, l’idiot, le cinglé…Hérésie…

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20.10.2005
Feuilles perdues (5)
Je suis le descendant de la souffrance et la supplice…Mon cœur est une braise de doute…Il n’a de place à l’évidence…. Tout est relatif…J’ai cru à la sincérité…Le daltonien est également sincère devant les couleurs, bien qu’il confond le rouge et le vert, bien qu’il distingue difficilement l’orangé, le jaune et le vert... Le rouge lui paraît obscur...comme les ténébres...et pourtant il est sincère quand il ne sait quoi le rouge...L’aveugle distingue sans voir...le coeur à ses propres lumières...C’est une réalité...La réalité est-elle réelle...Hérésie...hérésie...L’aveugle est privé de la vue...et pourtant, il est facile qu’il monte le cheval de son imagination...Difficile pour le voyant...Hérésie...
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16.10.2005
Feuilles perdues (4)
Ne crois pas en moi…Moi, le fils de ce bas fond, fils de ce pays sans pitié…ne croie pas en moi…Moi le malade, portant de tous les virus et les épidémies meurtrières de cette planète de merde…Ne crois pas en moi, malgré mes tentations de vous convaincre…Attention, ne me crois jamais…Essayez d’anéantir tous mes tentations, les rendre ennuyeuses…Je vais reconnaître ma réalité…Je suis un psychopathe, malade mental…Attention, fuyez moi….

15:14 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.10.2005
Feuilles perdues (3)
Dieu ne me délaissera pas…ne m’abandonnera jamais dans l’oubli…C’est une raison pour laquelle je ne m’éreinte jamais…Je me tiendrai debout et fertile comme un palmier…Dieu m’Aime…Je ne Le courtise pas…Je Le crains…L’amoureux craint-il son bien-aimé ? Je ne le crois pas…Il se souvient de moi comme je me souviens de Lui… Je suis conscient que je me comporte parfois contre Son grès…Oui, je le sais…J’agis parfois d’une façon indécente…J’en suis conscient…Je médise…Je regarde les fesses des femmes…je rêve parfois de quelques comportements impudique…Je me cuitais, je partageais le même lit avec des filles de joie, des filles qui ne cherchaient que le plaisir…je l’ai fais à mainte reprise…Je caressait des hanches… Je suçais des lèvres…J’effleurais des fesses…Je léchais des clitoris…C’est un aveux…Je n’attends pas le jour de résurrection pour confesser…Je reconnais librement mes pêchés sans attendre que je sois obligé de m’avouer…Je crains que mes mains, ma bouche, mon nez, mon sexe, tout mon corps me démasquent devant Dieu…Je vais me démasquer moi-même devant Lui…Lui le Grand…Il sait que je prie, je jeûne, je donne la charité…Il sait que j’ai un grand cœur au point que mes larmes coulent parfois quand je vois quelqu’un dans un état lamentable…Il me touche au fond de mon cœur…Dieu, je suis ton esclave…Je suis rien devant Ta force…Tu es le plus Fort…Le Satan me guette partout et à n’importe quel moment…je vais m’ingénier mon Dieu, j’essaie de le mettre à K.O…Je sais que je ne suis pas de ceux qui sont réjouis d’être au paradis…Mais j’y rentrerai… sans doute…Je sais que…hérésie…

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06.10.2005
Nègre (2)
Le grand voyage du pauvre nègre ( Edith Piaf)
Paroles: Raymond Asso. Musique: R.Cloërec 1937
Soleil de feu sur la mer Rouge.
Pas une vague, rien ne bouge.
Dessus la mer, un vieux cargo
Qui s'en va jusqu'à Bornéo
Et, dans la soute, pleure un nègre,
Un pauvre nègre, un nègre maigre,
Un nègre maigre dont les os
Semblent vouloir trouer la peau.
"Oh yo... Oh yo...
Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil.
Moi pas vouloir quitter pays.
Moi vouloir voir le grand bateau
Qui crach' du feu et march' sur l'eau
Et, sur le pont, moi j'ai dormi.
Alors bateau il est parti
Et capitaine a dit comm' ça :
"Nègre au charbon il travaill'ra."
Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil.
Moi pas vouloir quitter pays.
Oh yo... Oh yo..."
Toujours plus loin autour du monde,
Le vieux cargo poursuit sa ronde.
Le monde est grand... Toujours des ports...
Toujours plus loin... Encore des ports...
Et, dans la soute, pleure un nègre,
Un pauvre nègre, un nègre maigre,
Un nègre maigre dont les os
Semblent vouloir trouer la peau.
"Oh yo... Oh yo...
Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil.
Y'en a maint'nant perdu pays.
Pays à moi, très loin sur l'eau,
Et moi travaille au fond bateau.
Toujours ici comm' dans l'enfer,
Jamais plus voir danser la mer,
Jamais plus voir grand ciel tout bleu
Et pauvre nègre malheureux.
Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil,
Moi pas vouloir quitter pays.
Oh yo... Oh yo..."
Au bout du ciel, sur la mer calme,
Dans la nuit claire, il voit des palmes,
Alors il crie : "C'est mon pays !"
Et dans la mer il a bondi
Et dans la vague chante un nègre,
Un pauvre nègre, un nègre maigre,
Un nègre maigre dont les os
Semblent vouloir trouer la peau.
Oh yo... Oh yo...
Monsieur Bon Dieu, toi bien gentil,
Ramener moi dans mon pays.
Mais viens Bon Dieu... Viens mon secours,
Moi pas pouvoir nager toujours.
Pays trop loin pour arriver
Et pauvre nègre fatigué.
Ça y est... Fini !... Monsieur Bon Dieu !...
Adieu pays... Tout l'monde adieu...
Monsieur Bon Dieu, c'est pas gentil.
Moi pas vouloir quitter pays.
Oh yo... Oh yo...

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Feuilles perdues (2)
Difficile de ressentir avoir perdu la personne qu’on aime…et le plus difficile est qu’on le perd réellement…La privation est comme l’amour…comme la haine…Des sentiments comme tout autre sentiment…Mais, mais, mais,…Je ne sais quoi dire…Ah, je me souviens maintenant…je déteste le mot « haine »…Je le supprime de mon dictionnaire…je vais supprimer tous les mots qui expriment un vil sentiment…Dès maintenant j’utilise « le non amour »…Un sentiment très cruel, douloureux, impitoyable…Qu’est ce que je veux me dire ? Rien, rien…Hérésie…
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05.10.2005
إنتظار
لنذهب نحن هذاالشعب إلى الجحيم
يطردنا الصمت ونلوذ إليه مدى الحياة
جامدون كصخرة صماء
نجتر الخيبة تلو الأخرى
وننتظر
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04.10.2005
Les feuilles perdues (1)
Hermétique d'imaginer qu'on décide…Et difficile qu'on décide avoir définitivement tranché…Personne ne tranche dans cette vie…La décision finale n’était et ne sera jamais notre mission…Tout est relatif…la relativité est également relative…comme notre existence…Ce n’est pas du nouveau…Je le sais bien…Et je n’ai rien du nouveau ni pour moi ni pour l’humanité…Le parfait n’existe plus…n’existe pas…Le parfait est que le parfait n’avait et n’aura jamais d’existence…au moins sur notre planète…J’ignore les raisons objectives pour lesquelles j’avance ces hérésies…Peu importe…Ce qui est intéressant est de cogiter…réfléchir et penser sur tout ce qui n’a pas eu de valeur, futile…d’écrire également sur tous ce qui est insignifiant…La vérité est intrinsèque de tous ce qui n’en a jamais eu…C’est l’essence des choses…Alors tous ce qui a eu de valeur n’a pas d’essence comme un tambour…Hérésie aussi cette relativité… 
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